Bac 2026 : quel classement régional pour la Haute-Loire ?
Le député de Haute-Loire Jean-Pierre Vigier a présenté ces derniers jours le rapport d'une mission parlementaire consacrée à l'avenir des commerces de proximité. Adopté le 8 juillet par la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, il formule 43 propositions pour tenter de préserver la vitalité des commerces.
Le député du groupe Droite Républicaine plante le décor : « Aujourd'hui, 62 % des communes françaises n'ont plus aucun commerce. » En Haute-Loire, le fléau touche 24 % des communes, selon une étude menée par le Département et la préfecture. Plus préoccupant, 43 communes n'en possèdent plus qu'un seul.
Après une trentaine d'auditions et plusieurs déplacements sur le terrain, les deux députés proposent une série de 43 mesures, autour de cinq grands axes, destinées à accompagner les commerçants et les collectivités. Reste à savoir sous quelle proposition de loi se traduiront ces travaux.
La première priorité consiste à lutter contre la vacance commerciale qui touche de plus en plus les centres-villes et les centres-bourgs. Elle est passé de 6,8 % en 2015 à 11,7 % en 2025.
Dans cette logique, le député insiste sur la création de foncières publiques : « Les foncières peuvent acquérir des commerces vacants, les mettre aux normes plus facilement et les louer à des loyers progressifs, le temps que le commerçant s'installe. »
Deuxième chantier : faciliter la transmission et la reprise des commerces, notamment en milieu rural pour lutter contre la disparition des derniers commerces. « Le dernier commerce, c'est le commerce qui permet d'apporter un service certes, mais aussi de faire le lien social », rappelle le député.
Leurs propositions : accompagner les commerçants avec un guichet unique, mettre en place un dispositif de mentorat, entre autres.
Autre priorité du rapport : mieux protéger les commerces de proximité face à la concurrence déloyale des grandes plateformes de e-commerce.
Les députés proposent notamment un alignement européen des taxes sur les petits colis, mais aussi des écotaxes ou des taxes sur les surfaces, « sans pénaliser les commerçants qui ont un site internet. »
Les deux derniers axes du rapport s'intéressent plus largement à l'attractivité des centres-villes et des centres-bourgs. Les rapporteurs souhaitent renforcer les stratégies locales, en donnant notamment un véritable statut aux managers de centre-ville, considérés comme des acteurs clés de la revitalisation.
« On demande que ces managers de centre-ville aient un véritable statut, une véritable formation. Quand ils font bien leur travail, la mayonnaise prend fortement », explique Jean-Pierre Vigier.
Le rapport plaide également pour une offre commerciale plus diversifiée, le maintien des marchés et des services publics en cœur de ville, une meilleure accessibilité ainsi qu'un renforcement de la sécurité des espaces commerciaux.
Pour le député, aucun doute : « Ça passe par la complémentarité de l'offre en centre-ville, avec des commerces moteurs qui attireront des clients et d’autres commerces. »
Les 43 propositions ne devraient pas rester lettre morte.
« L'objectif, c'est de regarder avec le gouvernement comment on peut transformer l'essai sous forme de proposition de loi pour reprendre ces cinq axes et les recommandations principales », explique le député.
Toutefois, il reconnaît que cette proposition de loi ne verra pas le jour sous la législature actuelle. Il faudra attendre l'année prochaine et la présidentielle pour peut-être voir ces travaux se concrétiser.
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