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Après l’annulation de l'autorisation liée à la zone d’activité de Bramard, à Saint-Didier-en-Velay, les associations opposées au projet ne baissent pas la garde. Elles appellent le préfet et la communauté de communes Loire Semène à préserver les espaces naturels restants et à renaturer les 11 hectares défrichés.
Quatre ans de mobilisation, plusieurs procédures judiciaires et, finalement, une nouvelle décision. Pour les opposants au projet de la zone d’activité de Bramard, à Saint-Didier-en-Velay, la décision de la cour administrative d’appel de Lyon constitue un tournant. Mais derrière la satisfaction, une autre question se pose : comment réparer ?
Dans une lettre ouverte adressée aux élus de Loire Semène et au préfet de Haute-Loire, Sauvegarde Environnement, FNE 43 et le Collectif du bois de Bramard ne se contentent pas de saluer la décision de justice.
Le 28 octobre 2026, la cour administrative d’appel de Lyon a confirmé les « illégalités » de la dérogation à la protection des espèces protégées et de l’autorisation de défrichement. Jugeant ces vices non régularisables, elle a suspendu l’exécution du reste de l’autorisation environnementale.
« Bien sûr, nous sommes heureux de ce dénouement », confie Christine Gouyet, membre de Sauvegarde Environnement et du Collectif du bois de Bramard. Elle déplore cependant : « Ça a été malheureux d'être obligé d'aller en justice pour faire reconnaître les lois et les directives environnementales. »
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Mais si la décision donne raison aux opposants, 11 hectares d'arbres, eux, ont déjà été abattus. Les associations veulent désormais éviter que les conséquences environnementales du projet ne s'aggravent. Elles demandent notamment le maintien des mesures de compensation, dont la preuve publique de la sanctuarisation de 43 hectares de forêt, ainsi que la protection des zones humides.
Autre priorité : réfléchir au devenir des 11 hectares défrichés. Les associations proposent de travailler avec des organismes compétents, comme l'Office national des forêts (ONF), l'Office français de la biodiversité (OFB) ou le Conservatoire d'espaces naturels. « On est plutôt prêts à tendre la main et à participer, même pour replanter des arbres », souligne Christine Gouyet.
La membre du collectif rappelle toutefois que tout ne peut pas se faire du jour au lendemain. « Avant qu'une nouvelle forêt ne rende les mêmes services, il va falloir quand même un grand nombre d'années. »
Dans leur lettre ouverte, les associations interpellent le préfet de la Haute-Loire Yvan Cordier, réclamant un calendrier précis quant à une éventuelle mise en demeure de la communauté de communes et les mesures conservatoires qui pourraient être prises.
De son côté, le préfet avait annoncé évaluer les possibles voies de recours ou de régularisation. Peu probable pour Christine Gouyet, qui affirme : « Je pense que les voies de recours sont très faibles. » Si aucune régularisation, même partielle, n'est possible, une remise en état devra être envisagée.
Reste désormais à savoir quelle suite attend ce dossier particulièrement épineux.
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