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Avec des frigos qui flottaient et 9 000 € de marchandises perdues cet été, Le Majestic a vécu un cauchemar au Puy-en-Velay. Deux mois après la montée des eaux, le gérant Mehdi Souiki et sa cheffe rouvrent ce mardi 22 septembre.
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Vous vous rappelez sans nul doute du 25 juillet 2026, et vous n'êtes pas les seuls. Le Majestic, restaurant emblématique du Puy-en-Velay, en garde un amer souvenir.
En quelques chiffres : 1,5 mètre d'eau et jusqu'à 9 000 € de dommages de denrées alimentaires, sans compter le rachat du matériel, le manque à gagner et l'investissement de tous pour le nettoyage.
C'est cette scène mythique du film Titanic que la cheffe cuisinière avait en tête quand elle a vu l'eau s'infiltrer en cuisine, pendant qu'elle essayait vainement de la retenir en fermant les portes.
"C'est monté en 45 minutes, se souvient-elle, encore touchée. On essayait de mettre des planches pour bloquer l'eau, mais elle s'infiltrait de toutes parts, et très vite, elle est remontée par les égouts. Les frigos flottaient et touchaient le plafond. À l'intérieur, il y avait toutes nos heures de travail... Ça fait beaucoup de peine."
Alors que les salariés tentaient de limiter la casse, l'eau a vite pris en importance. "On essayait de sauver des denrées, mais il y avait énormément de courant, il fallait vraiment faire attention de ne pas se faire emporter."
Dans leurs têtes comme dans les cuisines, tout se bouscule : "On savait qu'on allait se relever, mais combien de temps ça allait prendre ? Combien de temps au chômage technique ? On pense à tout d'un coup et on est presque dans le déni. On croit toujours que ça n'arrive qu'aux autres."
Mehdi Souiki, le gérant, est venu tous les jours durant ces deux mois pour nettoyer les dégâts et remplacer le matériel.
"Il y a aussi eu un véritable élan collectif, se souvient-il. L'eau est passée par les trottoirs et a ait sauter les égouts. On a fait évacuer les clients et appelé les pompiers, qui n'ont pas pu venir avant le lendemain, surmenés. Certains clients sont même revenus avec des pompes de piscine pour nous aider."
Pour Mehdi, le plus dur n'a pas été le jour même, mais le lendemain. Revenir dans son restaurant vide, et saccagé, "on se sent seul. On regarde la scène, et on n'est pas bien."
Heureusement, majestueux, le Majestic a su renaître de ses cendres, et plutôt vite puisque la réouverture est prévue dès les 22 septembre midi.
"Les clients ont été tellement compréhensifs qu'on a un peu la pression, et on veut leur offrir une nouvelle carte", dévoile la cheffe.
Au menu : de la bonne brasserie comme on l'aime. Des os à moelle, des escargots, des cuisses de grenouille, du tartare, de l'épaule d'agneau confite et autre aile de raie à la grenobloise.
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