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Près de deux semaines après l’importante opération de recherche menée au lac du Bouchet, le mystère autour du « nageur en difficulté » est au point mort. Initialement chargée de l'enquête, la gendarmerie de Costaros confirme qu'elle est terminée. Par ailleurs, aucune disparition n'a été signalée.
Le samedi 22 août, un important dispositif de secours avait été déployé au lac du Bouchet après le signalement d’un nageur en difficulté par des personnes présentes au niveau du restaurant du lac. Cinq plongeurs, une embarcation, des pompiers, des gendarmes et une équipe du Samu avaient été mobilisés. Les recherches, infructueuses, avaient été stoppées après deux heures.
Depuis, les investigations menées par les gendarmes ont permis d’écarter progressivement l’hypothèse d’une disparition avérée, même si rien ne peut être affirmé. Le major Ludovic Gauthier, commandant de la communauté de brigades de gendarmerie de Costaros, confirme aujourd’hui que celle-ci est terminée.
Dès le jour de l’alerte, le matin du 22 août, les gendarmes avaient entrepris des vérifications autour des véhicules stationnés à proximité du lac. Les plaques d’immatriculation avaient permis d’identifier et de contacter leurs propriétaires afin de déterminer si l’un d’eux était susceptible de manquer à l’appel. Aucun signalement en ce sens n’avait été relevé.
Depuis, aucun élément nouveau n’est venu accréditer l’hypothèse d’une disparition. Le major Gauthier confirme notamment qu’ « aucun signalement pour disparition inquiétante » n’a été effectué depuis les faits.
Le signalement des personnes situées au niveau du restaurant du lac avait été pris très au sérieux et avait déclenché une importante intervention des secours.
Selon le major Ludovic Gauthier, l’hypothèse aujourd’hui privilégiée est finalement celle d’une mauvaise interprétation des gestes observés depuis le restaurant. Autre hypothèse, le nageur aurait bien pu être en difficulté à un moment donné, avant de parvenir à reprendre ses esprits et à regagner la berge par ses propres moyens.
Une fois sorti de l’eau, il aurait ensuite quitté les lieux sans se manifester auprès des secours ou des autorités. Pour le militaire, cette absence de signalement pourrait notamment s’expliquer par de la « gêne » ou de la « honte » après avoir provoqué, malgré lui, une intervention de cette ampleur.
Une chose est claire : les personnes qui ont donné l’alerte n’ont pas commis d’erreur en prévenant les secours. « Elles ont bien fait », estime le major, soulignant que c’est « tout à leur honneur » d’avoir signalé ce qu’elles pensaient être un nageur en danger.
Près de deux semaines après les faits, aucune disparition n’a donc été constatée et aucune recherche n’est désormais en cours. L’hypothèse la plus probable demeure donc celle d’un nageur dont les gestes ont été mal interprétés, et qui aurait finalement quitté le lac par ses propres moyens.
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