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Entre la chute démographique départementale, la suppression définitive de 12 classes en Haute Loire l'Education Nationale est sous tension.
Au collège Lafayette du Puy en Velay, l'heure est aujourd'hui au bilan. Entre contraintes d'effectifs et démarches d'attractivité, comment l'établissement s'organise-t-il pour aller de l'avant ?
À l'échelle du département de la Haute-Loire, la rentrée scolaire 2026 s'inscrit dans une trajectoire démographique globale particulièrement défavorable. Le premier degré enregistre à lui seul une perte de 298 élèves cette année, faisant suite à une baisse de 307 enfants l'an dernier. Face à ce repli continu, l'Éducation nationale a retiré 10 postes d'enseignants dans le département.
Malgré une légère baisse du nombre moyen d'élèves par classe mise en avant par la direction académique (DSDEN43), le couperet de la carte scolaire était tombé au terme des derniers arbitrages : 12 fermetures définitives de classes ont été actées sur l'ensemble du territoire altiligérien, aussi bien en zones rurales (Araules) que dans villes (Aurec-sur-Loire, Brioude, Solignac-sur-Loire, La Chaise-Dieu ou Le Puy-en-Velay).
C'est dans ce contexte départemental tendu qu'avait éclaté la colère au Puy-en-Velay. En juin 2026, les enseignants et les parents d'élèves du collège La Fayette s'étaient mobilisés, à travers des débrayages, une pétition et des courriers interpellant les élus locaux ainsi que la Région, pour dénoncer la dégradation des conditions d'accueil et réclamer des ouvertures de classes.
"Il s'agissait précisément d'une demande d'ouverture d'une troisième classe de 5ème."
Le principal de l'établissement, Yacouba Barry tient aujourd'hui à apporter un éclairage précis sur l'origine de cette mobilisation : "Il s'agissait précisément d'une demande d'ouverture d'une troisième classe de 5ème. Nous comptions deux classes très chargées, à 28 et 29 élèves. L'objectif était de créer une troisième section pour réduire les effectifs par groupe et offrir un accompagnement renforcé aux élèves qui rencontrent des difficultés".
Pourtant, les règles du bassin du Puy ont limité cette demande : sans sectorisation stricte, les élèves excédentaires sont redirigés vers les autres collèges publics disposant de places.
Sur le plan comptable, après avoir débuté l'année précédente à 232 élèves pour la finir à 252, le collège accueille pour cette rentrée 220 élèves répartis sur les neuf sections. En termes de proportionnalité, la densité d'élèves par classe est donc en réalité supérieure à celle de la rentrée précédente.
Face à ce cadre contraint, la direction et l'équipe du collège La Fayette multiplient les initiatives pour renforcer l'attractivité de l'établissement et dynamiser son projet éducatif. Le principal observe un signe précurseur encourageant dans le profil des nouvelles familles installées au Puy-en-Velay : "Un marqueur fort de l'évolution positive de notre collège réside dans le fait que des familles arrivant sur la commune font le choix volontaire et éclairé d'inscrire leurs enfants à La Fayette plutôt que dans un autre établissement".
Ce mouvement attire davantage d’élèves favorisés, rétablissant une mixité sociale équilibrée et bénéfique en classe.
Yacouba Barry et son équipe entendent tourner la page des tensions du printemps pour améliorer l'attractivité du collège La Fayette.
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