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Fruit d'un dialogue franco-chinois, la nouvelle exposition du cloître du Puy, intitulée « Wèn Lu, en chemin », fait son apparition cet été. Sur cette fresque de plusieurs dizaines de mètres, son créateur, Lu Yongzhong, y expose un pèlerinage autant physique que spirituel le long des sentiers de Compostelle.
Installée au cloître du Puy jusqu'au 20 septembre, l'exposition dévoile une partie d'une œuvre monumentale réalisée par l'artiste chinois Lu Yongzhong, inspirée de son pèlerinage sur les chemins de Compostelle.
À travers cette fresque colorée, l'artiste retrace un voyage marqué par les rencontres, les paysages et la spiritualité, tout en faisant dialoguer les traditions artistiques chinoises et le patrimoine occidental.
Né en 1970, cet artiste chinois connaît un succès international depuis une trentaine d'années. En 2012-2013 puis en 2015-2016, il a enfilé ses chaussures de randonnée pour s'élancer sur les sentiers de Compostelle. En duo avec la collectionneuse d'art altiligérienne Christine Arsoneau, l'artiste a entamé son pèlerinage au départ de la cité ponote.
« Je ressens beaucoup d'amour pour cette ville, et pour le chemin de Compostelle », confie Lu lors du vernissage de l'exposition.
Dépassement de soi, notamment contre sa maladie dans l'enfance, mais surtout hospitalité et rencontres, ont été les maîtres mots qui ont inspiré Lu tout au long de la réalisation de son œuvre. Le titre de la fresque témoigne de la philosophie de l'auteur, « Wèn » signifiant demander/questionner, et « Lù » signifiant le chemin.
À travers son art, Lu fait dialoguer l'art traditionnel de son pays avec le patrimoine occidental. En effet, pour parler de son pèlerinage, l'artiste a montré toute l'étendue de son talent en peinture sur deux rouleaux en papier « Xuan ». Ce savoir-faire traditionnel est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO et dispose d'une indication géographique protégée. Quant au style artistique en lui-même, la peinture paysanne de Jinshan, a également été patrimonialisée par Shanghai.
C'est donc avec ce coup de pinceau particulier, et sa grande palette de couleurs vives, que Lu Yongzhong a articulé des centaines de ses souvenirs sur une fresque de 42 mètres, avec deux rouleaux de 21 mètres déroulés au cloître du Puy. Pour réaliser une telle œuvre, l'artiste a pu compter sur le soutien de Christine Arsoneau qui a pris et conservé des milliers de photos des paysages, de la biodiversité, et des rencontres qui ont rythmé leur aventure.
« Aujourd'hui, l'œuvre est enfin présentée au public, c'était notre rêve », Christine Arsoneau
Intitulée « Wèn Lù, en chemin » et ouverte jusqu'au 20 septembre, l'exposition est le résultat du travail conjugué de Lu, Christine Arsoneau, du Centre des Monuments Nationaux (CMN), des différentes institutions et entreprises, mais également de l'association En Chemin. Cet organisme local coordonne des événements culturels pour tous les publics.
Le vernissage s'est déroulé en présence du député de la Haute-Loire Laurent Wauquiez, du maire du Puy-en-Velay Michel Chapuis, des administrateurs du cloître Lionel Arnault et Steeve Laaland, et du directeur général du CMN Kevin Riffault.
« Depuis 10 ans, avec Lu Yungzhong, nous sommes unis par cette belle force, celle de croire en nos rêves. [...] Pas à pas, nous avons avancé sur des sentiers périlleux, nous avons vu les choses, et la vie dans toute sa fragilité et toute sa beauté. Aujourd'hui, l'œuvre est enfin présentée au public, c'était notre rêve. »
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