Atteint de sclérose, il tracte un bloc de béton pour rendre visible le poids du handicap
Face aux conséquences de la sécheresse sur les exploitations, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de Haute-Loire haussent le ton. Ils demandent à l’État de mieux prendre en compte la réalité du terrain et de mettre en place rapidement un plan de soutien.
Alors que les expertises d'évaluation des pertes débutent, la FDSEA et les JA de Haute-Loire alertent sur les limites du dispositif actuel. Dans un département fortement tourné vers l’élevage, les effets de la sécheresse dépassent les seules prairies : baisse des stocks fourragers, hausse des charges et tensions sur les trésoreries fragilisent l’ensemble du système de production.
Les organisations agricoles contestent notamment la pertinence d’une évaluation de l’Indemnité de Solidarité Nationale (ISN) fondée sur des données satellitaires et déléguée aux assurances. Elles demandent que l’État conserve un rôle dans le constat et l’évaluation des dégâts, afin de mesurer non seulement les pertes dans les prairies, mais aussi leurs conséquences sur l’ensemble des exploitations.
Ils réclament ainsi la mise en place rapide d’un plan de soutien à la hauteur des difficultés rencontrées :
• Un plan d'aide massif comprenant des aides de trésorerie, la prise en charge des cotisations sociales et des dispositifs exceptionnels permettant d'assurer les semis d'automne et l'alimentation des troupeaux ;
• Le versement anticipé des aides PAC ;
• Le gel de l'indice du fermage ;
• L’arrêt des contrôles concernant les terres mises à disposition ;
• L’exonération de la Taxe sur le Foncier Non Bâti (TFNB).
Alors que les difficultés économiques s’accentuent dans de nombreuses exploitations, les deux organisations demandent à l’État de reconnaître pleinement l’ampleur de la situation et d’agir sans délai pour soutenir l’agriculture et l’élevage en Haute-Loire.