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Il y a quelques semaines, une personne « non autorisée » a obtenu l'accès à une plateforme de collecte d'autorisations parentales pour la vaccination contre le papillomavirus. L'individu a pu consulter des données personnelles d'enfants et adultes inscrits à cette campagne de vaccination en collège en Auvergne-Rhône-Alpes. L'Agence Régionale de Santé (ARS) assure que l'incident est « résolu », mais appelle les usagers à la prudence.
L'ARS Auvergne-Rhône-Alpes et les centres de vaccination, ont été prévenus de l'incident de sécurité informatique le 22 juin 2026. Cette fuite de données concerne le recueil des autorisations parentales, dans le cadre de la campagne de vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) et contre les infections invasives à méningocoque ACWY. « Par mesure de précaution, nous considérons que l’ensemble des élèves ayant participé à la campagne de vaccination en collège ainsi que leurs représentants légaux pourrait être impacté », énonce l'Agence Régionale de Santé.
Les données des personnes s'étant inscrites, dans le cadre de la campagne de vaccination contre le papillomavirus, auprès du centre de vaccination de l'hôpital Émile-Roux, au Puy-en-Velay, sont donc impliquées dans cet incident. Selon l'ARS, l'auteur de cette intrusion aurait pu « obtenir une copie » des éléments confidentiels contenus sur la plateforme.
L'Agence liste les données qui ont potentiellement été consultées par l'individu. Pour les enfants, des « noms, prénoms, dates de naissance, sexes, codes postaux de résidence, communes, noms de collèges, et données vaccinales » ont pu être introduits. Pour les responsables légaux, ce sont les « noms, prénoms, téléphones portables, courriels, signatures, numéros de sécurité sociale et régimes de sécurité sociale » qui ont été exposés.
« À ce stade, il n’est pas possible d’identifier précisément les personnes concernées », précise l'Agence Régionale de Santé AuRA. Cet incident peut placer les propriétaires des éléments divulgués face à un « risque de fraude ou d'usurpation d'identité, notamment si ces informations sont recoupées avec d’autres données ».
Si la fuite a été résolue début juillet, il est recommandé aux détenteurs d'informations personnelles sur la plateforme de collecte des autorisations parentales de vaccination, de rester prudents. Ces particuliers doivent surveiller « toute demande inhabituelle d’informations personnelles ou bancaires » sur leurs comptes associés.
Bien sûr, il est préférable « de ne jamais communiquer d'informations sensibles (mot de passe, coordonnées bancaires, données de santé) sans vérification », et de vérifier l'identité des interlocuteurs par téléphone ou email. Par précaution, les détenteurs d'un compte sur le service de vaccination de l'ARS peuvent aussi modifier leur mot de passe.
Vous pouvez enfin porter plainte si vous constatez une démarche frauduleuse sur vos données personnelles. La CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) a été notifiée de cette intrusion informatique, et l'Agence Régionale de Santé a déjà déposé une plainte auprès des autorités compétentes.
Pour mieux connaître les risques encourus, vous pouvez consulter ce lien.
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