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Après une condamnation en appel en 2026 et des incertitudes, le producteur breton de champignons frais Lou Légumes accueille Fernhill Capital en tant qu'actionnaire majeur. Une opération qui doit renforcer sa structure financière et permettre au groupe de poursuivre son redressement, notamment sur son site de Chaspuzac, en Haute-Loire.
Le 28 septembre 2026, Fernhill Capital est officiellement devenu actionnaire de Lou Légumes. Le fonds d’investissement français, spécialisé dans l’accompagnement et le retournement d’entreprises, l'a annoncé mardi 29 septembre. L’opération a été confirmée par Lou Légumes sur ses réseaux sociaux.
Pour l’entreprise fondée en 2009, cette nouvelle intervient après plusieurs années marquées par des difficultés financières et une condamnation pour tromperie sur l'origine de ses champignons. Le groupe exploite notamment une champignonnière à Chaspuzac, en Haute-Loire.
Sur ses réseaux, Lou Légumes reconnaît que sa stratégie de transformation a nécessité « des investissements importants ». L’arrivée de Fernhill doit désormais permettre de « renforcer durablement » sa structure financière et d’accélérer son développement.
Pour le fonds d'investissement, « le groupe faisait face à une structure financière à rééquilibrer au regard de la montée en puissance de l’activité », explique David Movahhedi, cofondateur de Fernhill Capital.
L’opération prévoit notamment un investissement de 5 millions d’euros destiné à redonner de l’air à la trésorerie du groupe. Elle intervient alors que Lou Légumes doit faire face à plusieurs difficultés.
Une situation financière particulièrement délicate qui avait notamment été mise en lumière cet été autour du site de Chaspuzac, un de ses trois sites de production, qui emploie plus de 130 salariés.
L’Agglomération du Puy avait accepté un étalement de la dette de Lou Légumes, évaluée à 1,31 million d’euros de loyers impayés, afin de préserver l’activité et les emplois du site. Il prévoit un remboursement progressif de cette dette jusqu’en 2037.
Lou Légumes a également été condamnée pour tromperie sur l’origine de certains de ses champignons. Des produits importés de Pologne entre 2019 et 2020 avaient été présentés comme étant d’origine française.
Condamnée une première fois en 2023, l’entreprise a vu cette décision confirmée en appel en 2026, avec un total de 744 000 euros d’amendes pour les sociétés du groupe concernées. Lou Légumes a contesté les faits, évoquant des erreurs d’étiquetage. Les faits reprochés ne concernaient pas l'usine de Chaspuzac.
Malgré ce contexte et avec l'annonce d'un nouvel actionnaire majoritaire, l'entreprise semble aller de l'avant. Les fondateurs et dirigeants Fabrice Chapuzet et Emmanuelle Roze conservent leurs fonctions opérationnelles.
Pourtant, Fernhill Capital avait posé des conditions à son investissement. Parmi elles, la nomination d'un nouveau directeur pour le groupe. Autre condition, la création d'un dispositif de traitement des effluents (eaux usées, rejets chimiques...) à Chaspuzac. La construction de ce système sera en partie financée par l'Agglomération du Puy, qui contribuera à hauteur de 249 000 €.
L’arrivée de Fernhill Capital ouvre un nouveau chapitre pour Lou Légumes. À Chaspuzac comme dans les autres sites du groupe, l’enjeu sera de transformer ce soutien financier en relance durable, tout en préservant l’activité et les emplois.
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3 commentaires
Encore bravo pour cette ténacité et cette détermination qui, aujourd’hui montrent qu’elles ont fini par payer !
Les nouvelles perspectives qui s’ouvrent pour LOU Légumes sont encourageantes et viennent confirmer qu’il fallait croire dans cette belle aventure malgré les périodes difficiles et les oiseaux de mauvais augure.
Une nouvelle étape s’ouvre désormais, avec de belles perspectives de développement, notamment pour le site de Chaspuzac et pour l’emploi sur notre territoire.
Comme quoi, il faut parfois laisser pousser… avant de récolter !
Enfin que cet article fasse comprendre aux communes ou communauté de communes que ce n'est pas à eux de financer l'immobilier des entreprises (rôle des banques et si refus bancaire on ne remplace pas)...car en cas de non paiement ou de départ de l'entreprise cela revient aux contribuables de payer dans l'attente d'un repreneur de la location. D'autres exemples dans des communes de la Hte Loire.
Il faut conserver nos entreprises nos industries , voir en ajouter car c'est VITAL pour notre économie moribonde ( trésor public au rouge !!!! ) C'est eux qui font la richesse d'un pays PIB DANGER de banqueroute de l'Etat de notre pauvre France bien malade en récession !!!!!!!!