France Parkinson 43 dévoile ses rendez-vous pour rompre l’isolement
Pancartes, slogans et parapluies : ce jeudi 5 novembre, une foule importante a investi les rues du Puy-en-Velay à l'appel de l'intersyndicale de Haute-Loire. Après trois samedis de mobilisation consécutifs, ils étaient entre 1 300 et 3 000, selon les sources, à battre le pavé contre la vie chère.
La pluie fine n'a pas refroidi les ardeurs. À 10 h 30, place Cadelade, salariés du privé et du public, retraités et lycéens ont pris le départ d'une nouvelle journée de grève et de manifestation, à l'appel de l'intersyndicale de Haute-Loire.
Une mobilisation qui s'inscrivait dans un mouvement national ayant donné lieu à 252 manifestations à travers la France, selon la carte de la CGT. Si les syndicats revendiquaient 3 000 participants au Puy-en-Velay, la police en comptabilisait entre 1 300 et 1 400. Les témoignages recueillis dans le cortège, eux, dessinent un même paysage : celui d'une société où enseignants, artisans ou encore salariés n'y arrivent plus.
Sur sa pancarte, Audrey, 39 ans, enseignante dans un collège du département, a inscrit : « La solitude des professeurs est infinie », en référence au roman de Yannick Haenel, récemment récompensé par le prix Femina.
« Le livre parle de la situation des professeurs qui sont seuls face à leur classe, parfois dans des situations de conflit, et qui ne sont pas aidés par l’institution », explique-t-elle. Une solitude qui peut conduire « à des situations de dépression ».
À ses côtés, Laurence, sa collègue, enseigne depuis 30 ans. Son constat est sans appel : « Ça n’a jamais été aussi difficile d’enseigner qu’aujourd’hui. » Classes surchargées, manque de moyens et avenir des élèves incertain : elle dénonce des conditions d’apprentissage dégradées. Son parapluie, transformé en pancarte, affiche un message : « Investir dans la jeunesse, c’est investir dans notre avenir collectif à tous. »
Pour certains salariés de l’Union départementale des associations familiales (UDAF) de Haute-Loire, cette manifestation était une première. Mandataires, juristes et comptables ont décidé de sortir du silence face à des salaires qui stagnent et à la hausse du coût de la vie.
« La grille de salaire n’a pas bougé depuis des années. Les salariés viennent travailler de toute la Haute-Loire, l’essence est chère et aucune mesure n’est prise pour pallier l’augmentation du coût de la vie », témoigne l’une d’elles. Une mobilisation devenue nécessaire face à une direction indifférente, selon leurs paroles.
« On est obligé de chercher des moyens pour nous faire entendre. [...] On a fait des demandes de télétravail, d’aménagements d’horaires qui n’ont pas été entendues. »
Salariée de l’UDAF et élue d’opposition à la mairie du Puy-en-Velay, Saloua El Aazzouzi déplore de son côté : « On démarre avec un diplôme dans le social, suivi d’une formation complémentaire et on est au SMIC. Je peux vous garantir que les jeunes collègues pleurent à la vision de leur première fiche de paye. »
Venu de Langeac avec sa fille adolescente Lélie, Bruno, 57 ans, a fait preuve d'originalité pour faire passer son message. Sur sa pancarte, on peut lire : « Marre des croquettes, on veut du poulet ».
Derrière cette formule, une réalité bien moins légère : « Ce que ça veut dire, c’est qu’on n'arrive plus à manger quoi. » Artisan, il pointe également du doigt le prix du carburant : « Le prix du gasoil aussi, c’est infernal. Je n’ai aucune aide par rapport à ça, on ne peut plus travailler. »
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1 commentaire
La vie est chère , protection de notre pouvoir d'achat C'est depuis Giscard sur le 1er choc pétrolier en 1973 où l'Etat est devenu déficitaire !!!!! Slogan de 1993 : nos emplettes sont nos emplois qui n'a PAS été respecté DANGER maintenant c'est un gouffre où l'Etat n'assure PLUS correctement notre protection sociale et nationale OUI plus assez d'industries d'entreprise qui font pourtant la richesse d'un pays ( PIB ) en corrélation avec le Trésor Public qui est au rouge !!!!! RISQUE de banqueroute de notre pauvre France qui tombe en ruine