À quelques jours de l'ouverture du premier café céramique du Puy, Ema&Moka, les derniers cartons côtoient les derniers coups de pinceau. Pour Lisa Bonnet, 27 ans, la dernière ligne droite est intense, mais l'excitation prend le dessus. Le nom Ema&Moka résume à lui seul l'esprit du lieu : « Ema, c'est le début du mot "émail", en référence à la céramique, et Moka pour le café. » Cet arabica réputé pour son goût riche et fruité.
Née au Puy-en-Velay, la jeune femme a passé quelques années à Clermont-Ferrand puis à Lyon avant de revenir en Haute-Loire. Après avoir travaillé dans la vente puis dans le tourisme, elle décide de se lancer dans l'entrepreneuriat avec sa grande passion : les loisirs créatifs.
« Ça a vraiment été un gros coup de cœur »
« Depuis toute petite, j'adore les loisirs créatifs. J'en ai fait tout un panel », raconte-t-elle. Mais c'est il y a cinq ans, lors de la découverte d'un café-céramique à Paris, que l'idée a fait son chemin. « Ça a vraiment été un gros coup de cœur. »
L'an dernier, elle se lance dans la pratique de la céramique avant de franchir le pas. « À la suite d'événements personnels, je me suis dit : "cette année, c'est parti, je lance mon projet." »
Tout comme sa passion pour les loisirs créatifs, son envie d'entreprendre remonte à l'enfance. « Quand j'étais petite, je disais à ma maman : "Je veux trop ouvrir un magasin de loisirs créatifs." »
Chacun repart avec son œuvre d'art
Photo par Hugo Uliana
La céramique à la portée de tous
Le principe est simple : chacun choisit une pièce en céramique, ses couleurs et ses accessoires avant de la décorer, tout en pouvant déguster une boisson ou une pâtisserie.
« Au début de l'atelier, je donne quelques explications avec des techniques simples, puis c'est parti », explique Lisa Bonnet. Une fois la création terminée, elle applique une couche protectrice avant une cuisson de 24 à 30 heures. Les participants passent ensuite récupérer leur création après avoir reçu un SMS.
Surtout, la jeune entrepreneuse veut rendre la pratique accessible à tous. « C'est même encore mieux si on ne s'y connaît pas. Il ne faut pas avoir peur. Il y a plein de techniques simples à réaliser sans savoir peindre ou dessiner. Ensuite, on laisse libre cours à son imagination. »
La dernière ligne droite... et la suite
À quelques jours de l'ouverture, l'heure est aux derniers préparatifs. « Du stress, mais beaucoup d'excitation. Pas encore de soulagement », résume-t-elle en souriant. Peinture, accessoires, céramique, rien ne doit manquer, encore moins le four de cuisson.
Lisa Bonnet mesure le chemin parcouru : « Je suis très bien entourée, que ce soit les amis et la famille, comme mon papa qui m'a aidée pour beaucoup de choses. »
L'ouverture du 5 août marquera une première étape. Pour la suite, la jeune Ponote imagine déjà développer d'autres projets autour de sa passion. Mais pour l’heure, pas question pour elle d’en dévoiler plus...