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Ministre de la Culture au Puy : vers des travaux élargis pour la cathédrale ?

Par . . , Mise à jour le 20/08/2026 à 06:00

En visite en Haute-Loire, mercredi 19 août, la ministre de la Culture Catherine Pégard a fait étape au Puy-en-Velay. Elle a consacré sa visite aux prochains travaux de restauration du Logis des Clergeons et de l'escalier monumental de la cathédrale, avec une annonce nouvelle : les fresques du Logis des Clergeons pourraient elles aussi être restaurées.

Cette visite intervient quelques mois après la signature, en février 2026, d’une convention de 5 millions d’euros entre l’État et la Région Auvergne-Rhône-Alpes. À ce moment, c'était Rachida Dati qui était ministre de la Culture.

Le chantier, qui devait initialement porter sur les marches de l'escalier monumental et le Logis des Clergeons, doit débuter en 2027 et s’étaler sur environ deux ans. Mais la venue de la ministre ouvre la voie à un chantier supplémentaire : les fresques du Logis des Clergeons.

Une visite pour « s'assurer que les travaux soient en route »

La convention signée en février entre l’État et la Région doit permettre de financer la restauration des marches de l'escalier de la cathédrale et du Logis des Clergeons, dans le cadre d’un partenariat que Laurent Wauquiez qualifie d’ « exemple de coopération entre la Région et l’État ».

« On a maintenant une convention qui lie l'État et la région et qui nous permet d'assurer la protection de ces travaux », rappelle-t-il. Un accord qui prévoit un investissement total de 5 millions d’euros, avec une participation de 2,5 millions d’euros pour chacune des deux parties.

Catherine Pégard, qui a succédé à Rachida Dati au ministère de la Culture, est venue s’assurer que le projet puisse désormais entrer dans sa phase opérationnelle. « Je suis venue pour m’assurer que ces travaux soient en route et pour m’assurer qu’on aille vite », explique-t-elle.

Pour la ministre, ce chantier illustre surtout la nécessité d’unir les moyens de l’État et des collectivités. « Aujourd’hui, on ne peut pas faire les choses seuls, ni l’État, ni les collectivités locales, on doit les faire ensemble », estime-t-elle, évoquant elle aussi un « partenariat exemplaire ».

La ministre a visite la cathédrale, le baptistère, le cloître, le Logis des Clergeons...
La ministre a visite la cathédrale, le baptistère, le cloître, le Logis des Clergeons... Photo par HU

« Un danger d'avoir des marches qui se décollaient de la cathédrale »

Le calendrier est désormais fixé avec un démarrage des travaux en 2027, pour une durée d’environ deux ans, selon Laurent Wauquiez.

Un chantier particulièrement lourd, dont Laurent Wauquiez mesure l’ampleur : « C’est absolument colossal, on va devoir tout enlever, faire des puits à plus de 20 mètres de profondeur pour aller chercher les fondations et restaurer intégralement les marches », détaille-t-il.

La situation était devenue préoccupante avec « un danger d'avoir des marches qui se décollaient de la cathédrale ». Il résume le chemin parcouru en quelques mois : « En six mois, on a un financement, un projet, un calendrier. »

Visite du cloître et de son exposition Wen Lù
Visite du cloître et de son exposition Wen Lù Photo par HU

Vers une restauration des fresques du Logis des Clergeons ?

C’est dans le cadre de cette visite qu’un nouveau volet est venu s’ajouter au projet initial. Le Logis des Clergeons abrite des fresques datant des XIe et XIIe siècles, dont la restauration n’était pas prévue dans la convention signée en février.

Laurent Wauquiez présente cette restauration comme un « point d’ajout » au chantier. « On a des fresques magnifiques du XIe et XIIe siècle qu’il faut protéger. En lien avec le ministère de la Culture, notre objectif, c’est que dans le cadre de la restauration, on puisse aussi les restaurer et les offrir au public. »

Pour Catherine Pégard, c’est précisément sa venue sur place qui lui a permis de prendre la mesure de cet enjeu patrimonial. « Si je n’étais pas venue, je n’aurais pas vu ces fresques et je ne m’engagerais pas à dire qu’il faut trouver les moyens d’aller jusqu’au bout », souligne-t-elle.

La ministre affiche donc sa volonté d’accompagner cette nouvelle étape, tout en reconnaissant un contexte budgétaire contraint. « Et quand je dis que je souhaiterais qu’on restaure ces fresques, c’est une difficulté que je m’impose à moi-même parce que notre budget est très complexe », nuance-t-elle.

La visite s'est faite en présence de l'évêque du Puy, Mgr Yves Baumgarten
La visite s'est faite en présence de l'évêque du Puy, Mgr Yves Baumgarten Photo par HU

Une nouvelle convention devra voir le jour

Cette extension du chantier reste toutefois à financer et à formaliser. « Ce rajout fera l’objet d’une nouvelle convention, et d’une réflexion sur le budget de l’État, j’imagine aussi sur le budget de la région pour trouver le moyen de s’accorder pour faire ces travaux supplémentaires », précise Catherine Pégard.

Elle ne cache tout de même pas sa motivation : « On essaiera au maximum d’assurer ce rajout. Ces fresques, elles sont ici depuis si longtemps qu’on leur doit quelque chose. »

À l’occasion de cette visite, le projet prend alors une nouvelle dimension : à la restauration déjà programmée, pourrait s’ajouter la sauvegarde d’un patrimoine pictural vieux de près d’un millénaire. Une perspective qui permettrait, à terme, de préserver ces fresques et de les rendre accessibles au public.

La ministre a mentionné un "partenariat exemplaire"
La ministre a mentionné un "partenariat exemplaire" Photo par HU

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