Issoire : les adhérents du GEM donnent de la voix à leurs écrits
La Région Auvergne-Rhône-Alpes va débloquer une enveloppe de 10,3 millions d’euros pour aider les communes à équiper leurs hôpitaux et écoles de climatiseurs. Mais cette mesure suscite l'opposition de la gauche.
Le président de la Région AuRA, Fabrice Pannekoucke et Laurent Wauquiez, ont présenté ce 2 juillet à Lyon un nouveau « plan climatisation » régional. Le but affiché est de soutenir financièrement les communes dans l’achat de dispositifs de climatisation ou de rafraîchissement.
Concrètement, les achats de climatiseurs seront subventionnés à hauteur de 50 %, « dans la limite de 10 000 € par commune ». Cette aide régionale est rétroactive au 1er juin. À noter que le prix d’un climatiseur mobile varie entre 150 et 700 €, selon Chauffage et climatisation.
« Une priorité sera donnée aux communes ayant moins de moyens », écrit la Région. Sur les 10,3 millions d’euros totaux, 7 millions seront destinés aux communes rurales.
Dans le cadre de ce « plan climatisation », la Région prévoit également de fournir, en deux temps, les hôpitaux de proximité (hors CHU) en climatiseurs mobiles. Une première fois pour « une réponse immédiate aux situations d’urgence », puis une seconde fois à hauteur de 50 000 € maximum par service d’urgence.
Des dispositifs de rafraîchissement devraient aussi être délivrés dans « toutes les salles d’examens » des lycées en AuRA « avant les prochaines épreuves du baccalauréat 2027 ». En attendant, la Région a annoncé lancer un stock de « 1 000 climatiseurs mobiles » en vue de l’été prochain.
"Climatiser des bâtiments mal isolés, c'est poser un cautère sur une jambe de bois"
Quelques heures après l’annonce du « plan climatisation », le groupe Socialiste, Écologique et Démocrate d'Auvergne-Rhône-Alpes a dénoncé dans un communiqué plusieurs aspects de cette mesure.
« Climatiser des bâtiments mal isolés, c'est poser un cautère sur une jambe de bois. Sans rénovation thermique, chaque climatiseur va alourdir une facture énergétique que les établissements peinent déjà à assumer ».
D'abord, ses représentants fustigent la différence entre les montants des subventions prévus pour les communes (7 millions) et les hôpitaux et lycées (2 et 1 millions d'euros, selon leur communiqué).
Ils accusent aussi la majorité du Conseil Régional de « traiter les symptômes sans s'attaquer aux causes », et voient en ce plan des investissements dans la mauvaise direction.
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2 commentaires
Au delà de son ambition affichée, ce plan permettait à la Région de cultiver l'image d'une collectivité qui ne se résigne pas à attendre. En investissant un champ où l'urgence semblait dicter le tempo, elle donnait le sentiment de prendre les devants là où l'État paraissait plus hésitant. Sans jamais le dire ouvertement, l'initiative suggérait qu'il valait parfois mieux faire circuler l'air que les responsabilités. La démonstration était habile : répondre à une préoccupation très concrète tout en laissant affleurer, avec une élégance toute politique, l'idée que certains silences administratifs se supportent moins bien que les fortes chaleurs.
Politiciens ?
Si l'achat sec de climatiseurs est la seule politique publique menée par la région, en matière d'environnement et de lutte contre les effets du réchauffement climatique, c'est un peu pauvre, ou peut-être juste politicien. Ne serait-ce pas d'ailleurs la critique que formule la Région à l'encontre de l'Etat ?
Où est la vision politique des élus qui n'assument même plus leurs responsabilités ?