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En visite en Haute-Loire ce jeudi 15 octobre, le ministre des Transports Philippe Tabarot a visité, aux côtés de Laurent Wauquiez, le chantier du viaduc du Roudesse, ouvrage d'art le plus important du projet de déviation de la RN 88. L'occasion pour lui d'annoncer un apport de 50 millions d'€ pour permettre la finalisation du projet.
Après les visites de la ministre de la Culture en août et du ministre de la Ville et du Logement en septembre, c’était au tour des transports d’être au cœur de l’actualité ministérielle altiligérienne ce jeudi 15 octobre.
C'est sur le colossal chantier du viaduc du Roudesse qu'a eu lieu la visite du ministre des Transports Philippe Tabarot. Son achèvement est prévu pour octobre 2027, tandis que la déviation devrait être finalisée et mise en service fin 2029.
En guise d'introduction, le conseiller spécial de la Région a posé les bases : « C’est la visite ministérielle la plus importante que nous ayons connue ces dernières années, avec des enjeux financiers colossaux. »
Il a expliqué : « Il nous manquait une dernière pierre sur le tour de table financier. » Après un discours qui a fait durer le suspense, l'annonce est tombée de la bouche du ministre des Transports. Plus qu'une « pierre », c'est un véritable rocher qui a été débloqué.
Philippe Tabarot a en effet annoncé qu'en plus des 14 millions d'€ prévus, 50 millions d'€ supplémentaires seront rajoutés via la signature d'un avenant au contrat de plan État-Région. Par la Région, le projet est financé à hauteur de 198 millions d'€.
Interrogé sur le montant de l’enveloppe budgétaire et les éventuels dépassements du coût du chantier, le parlementaire se veut rassurant : « Pour l’instant, on est dans l’enveloppe. » Avant de poursuivre, « c’est mieux avec 50 millions que sans. Nous avions les marges de manœuvre nécessaires pour réaliser le chantier, mais l’accompagnement de l’État sur un projet d’une telle ampleur nous permet d’être plus sereins et de faire face aux imprévus », a-t-il expliqué.
S’il y a un facteur de dépassement, Laurent Wauquiez ne s'est pas gardé de le dénoncer. « Le seul facteur de dépassement, ce sont toutes ces oppositions. Elles nous ont fait perdre du temps et ont coûté beaucoup d’argent », a-t-il affirmé.
« C'est toute la folie des extrémistes qui ont fait des recours dans tous les sens, qui nous ont fait perdre du temps et qui ont coûté beaucoup d'argent au contribuable de notre région, ça se compte en millions d'euros », Laurent Wauquiez
Renaud Daumas, conseiller régional de Haute-Loire pour Les Écologistes et opposant au projet a tenu à réagir. Dans un communiqué adressé à la presse, il a dénoncé une visite « marquée du sceau du déni, de l’oubli et de la dette climatique ».
Dans une précédente déclaration, l'opposant avait dénoncé le manque de transparence au sujet des chantiers de compensation écologique. Laurent Wauquiez n'a pas manqué d'évoquer le sujet. Selon lui, sur les quelque 60 chantiers de compensation, la moitié a été réalisée. La deuxième phase de ces travaux est en cours et s'étendra jusqu'à juin 2027 sur 30 sites.
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6 commentaires
Les générations du XXieme siècle avec leur logiciel désuet continuent d'annihiler notre futur, à gaspiller un argent public qui devrait aller vers l'école, l'hopital, la biodiversité, la souveraineté alimentaire... mais non, on bétonne, on pollue, on plait aux lobbys du BTP, de la chimie (cf Duplomb)... Une honte.
quel est ce pays ou &a chaque visite ministerielle on debloque des fonds c'est la loterie permanente cla prouve le serieux du suivi des dossiers et dire qu'il n y a plus d'argent en caisse c'est magique
LW est très fort (et le ministre est très faible) : arriver à racler encore 50 millions d'€ alors que l'état est à la limite de l'implosion. Dites-le bien fort aux lycéens, vos enfants, etc.
Ce qui coute cher, c'est ce projet débile d'un autre temps, pas les réactions des éco-logiques. Ils ont fait moultes propositions pour que ça coute moins cher tout en effectuant les déviations des 2 villages. Mais si c'est pas Lolo qui décide, c'est pas bon, même si ça n'a aucun sens.
Cher Monsieur Daumas à force de vouloir mettre la Haute-Loire sur des rails, vous semblez oublier qu’elle est aussi traversée par des routes !
La RN88 peut être une alternative à certains itinéraires autoroutiers, attirer du passage, des visiteurs et,pourquoi pas, des clients pour nos commerces et nos sites touristiques. A condition, bien sûr, de contourner les villages pour que les habitants profitent des retombées sans subir les nuisances. Défendre le train est légitime ; considérer la route comme une hérésie l’est un peu moins. L’écologie gagnerait à garder les pieds sur terre… et les idées sur les routes, les rails et les réalités du territoire. 
signé TM
Pour finir le projet au niveau nationale afin que cela soit cohérant raisonnable au niveau financier , il faut raccorder la RN88 à l'A75 à St Flour : axes Lyon Toulouse Perpignan Espagne Et sans oublier naturellement en raccordant Rodez à l'autoroute Cela permettra par la suite de désenclaver Aurillac !!!!!!!