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Les aides sociales supprimées à toute personne définie comme « casseur »
Temps de lecture : 2 minutes« Le Département de la Haute-Loire entend mettre un terme au versement des aides sociales aux casseurs et aux individus ayant commis des actes délictuels, ainsi qu’à leur famille ». Telle est la conclusion d’une motion votée durant l’Assemblée départemental, ce lundi 26 octobre.
Parmi les deux motions votées, lundi 26 octobre entre les murs du Département, l’une d’elles porte sur les conséquences des actes perpétrés par des personnes identifiées comme des casseurs lors de mobilisations revendicatives.
Ainsi, les conseillers départementaux « condamnent fermement les violences et les dégradations commises à l’occasion des mouvements de contestation et apportent tout leur soutien aux communes, commerçants et habitants touchés ainsi qu’aux forces de sécurité intérieure ».
Le Conseil départemental demande à ce que les auteurs soient poursuivis et tenus de réparer les préjudices causés. Et « que les contribuables ne puissent être indéfiniment ponctionnés pour réparer les dommages causés par ceux qui enfreignent la loi ».
« Pour que les auteurs (…) ne puissent plus bénéficier de la solidarité départementale »
L’institution resserre son spectre d’action en précisant que l’argent des contribuables ne doit pas servir à financer la solidarité des individus (les aides sociales) qui s’en prennent aux personnes et aux biens.
« Le projet de loi « casseurs/payeurs » demande un temps législatif beaucoup trop long face à l’urgence d’agir ». Le Conseil départemental de la Haute-Loire
Le Département déclare alors qu’il « entend mettre un terme au versement des aides sociales aux casseurs et aux individus ayant commis des actes délictuels, ainsi qu’à leur famille, notamment le RSA dont il a la responsabilité ».
Avant de compléter et de clore en ces mots : « Le Département demande que les moyens nécessaires soient mobilisés pour que les auteurs de violence et de dégradation ne puissent plus bénéficier de la solidarité départementale ».
Est-ce rétroactif ou pas ? Telle est la question.
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8 commentaires
Le RSA est insaisissable, pas sûr ....
Combien de personnes ont été radiées du RSA par le Département et pour quelles raisons ? Voilà un beau sujet d'enquête pour Zoomdici, mais je doute fort que l'Administration communique facilement .
Le RSA est insaisissable, soit. Mais les aides annexes, des cantines aux logements sociaux, méritent aussi d’être interrogées. Qui piétine les règles communes ne peut exiger que la société lui déroule le tapis rouge. Il faut leur pourrir la vie par tous les moyens légaux, non par vengeance, mais au nom de la responsabilité et du respect dû à ceux qui respectent les règles. La solidarité n’est pas l’impunité, et la justice ne doit pas être aveugle. Il faut leur pourrir la vie !
Encore un effet d'annonces émotionnelles, le RSA étant le minimum à vivre et correspond à la partie non saisissable.
Entre les insolvables et les insaisissables, C'est encore le con-tribuable qui va payer la taxe émeutes de 0,80 % sur ses assurances à compter du 1er janvier 2027 🤔
Question : les paysans de La FNSEA, de la coordination rurale sont-ils concernés par ces mesures ( cf les tonnes de lisier, pneus et autres devant la pref, les radars mis hors d'usage ... ?
Le contribuable il est encore plus ponctionné quand on paye des repas à 1000euros ou quand on subventionne une ligne aérienne pour qques personnes qui se croient Indispensables et sans qui le monde ne tournerait pas, ou quand on continue à payer les loyers d'un locataire d'usine relais à l'avenir incertain
De telles sanctions s'appliquent-elles à toutes les dégradations commises ou bien sont-elles discriminantes en fonction de l'appartenance sociale ? L'appauvrissement des pauvres permet-il de traiter une violence devenue aussi multiforme qu'ordinaire ? Dans le courant sécuritaire actuel, la punition prévaut sur la prévention.
En fait juste une motion visant à faire évoluer une loi qui, de toutes façons, serait retoquée par le conseil constitutionnel !
Populisme, quand tu les tiens !
Enfin une collectivité qui ose prendre ses responsabilités ! Bien sûr cela risque de faire tousser quelques belles âmes de gauche toujours promptes à défendre les casseurs au nom de la solidarité… quitte à oublier un peu vite les victimes.
Rappelons tout de même que la solidarité est une vertu, pas un permis de tout dégrader. Et qu’entre défendre les plus fragiles et excuser l’inexcusable, il existe une nuance que certains semblent avoir égarée en chemin… avec une élégance toute particulière.
Bravo à ceux qui osent remettre un peu de bon sens dans le débat même si cela doit froisser quelques susceptibilités bien installées ! TM